Bassima Hakkaoui

Bassima Hakkaoui

Bassima Hakkaoui nait en octobre 1960.

Elle est diplômée en psychologie sociale.

Bassima Hakkaoui est députée du Parti de la justice et du développement (PJD) depuis 2002.

Elle est présidente de l'organisation des femmes de la Justice et du développement.

Au Parlement, Bassima Hakkaoui critique la présence de Shakira au festival Mawazine, jugée «suggestive et érotique» et demande l'annulation du festival. Elle s'oppose à la réforme de la Moudawana.

En 2011, elle répond au site Maghress *.

"Est-ce qu'un jour votre mari s'est plaint de vos occupations au sein du parti ainsi que de votre travail associatif?
Ecoutez, mon mari est un homme cultivé et très compréhensif vis-a-vis de mon travail en tant que membre du PJD et mon travail dans le champ associatif. Il se peut que je sois négligente, mais cela n'a aucun impact sur ma vie privée. À la maison, je suis une épouse qui accomplit parfaitement ses devoirs conjugaux."

Depuis le 3 janvier 2012, elle est ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social et sera l'unique femme du gouvernement Benkirane I. En mars, Amina Filali est violée puis mariée à son violeur. Elle se suicidera. La ministre refuse de modifier la loi et déclarera :

"Parfois, le mariage de la jeune fille à son violeur ne lui porte pas un réel préjudice".

L'opinion publique marocaine est scandalisée. Lors d'une conférence de presse à l'Hotel Royal Mansour avec le violeur, elle expliquera que le discours d'Amina "manquait de crédibilité" (17 mars 2012).  Un an plus tard, Bassima Hakkaoui prétendra qu'elle n'a jamais soutenu le mariage de la jeune fille à son violeur . Ce qui ne l'empêchera pas d'égratigner les associations féministes « portent atteinte à l’image du Maroc à l’étranger par leur mauvais usage des cas de viols des enfants et le mariage de mineurs »*.

Au delà de ce drame, Bassima Hakkaoui est la  ministre qui focalise le plus de critiques. Selon l'Economiste*, premier quotidien économique du Maroc, "ses projets se heurtent à l’opposition du tissu associatif, censé travailler avec elle la main dans la main".  Pour plusieurs ONG, le projet de Bassima Hakkaoui reflète «l’idéologie conservatrice de son parti» et se contente de multiplier les annonces. Dans Tel Quel *, Fouzia Assouli, présidente de la Ligue démocratique des droits des femmes, rappelle et déplore "la propension de la ministre à exclure la société civile lorsqu’il s’agit delaborer des programmes ou des projets de loi en faveur des femmes". Une propension dont on voit les conséquences sur plusieurs projets qui ont été abandonnés ou vidés de leur substance. (égalité homme-femme, aide aux handicapés, protection sociale...) Ou encore lorsqu'elle nie, sur Al jazira, le problème des enfants des rues au Maroc : “ce sont les matchs de foot qui attirent ces enfants, qui restent coincés dans la ville faute de moyens pour rentrer chez eux”.*

La rédaction

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